Une université ouverte sur le monde

Dans un contexte de mondialisation des savoirs, la politique de relations internationales que nous souhaitons développer a pour ambition d’être dynamique et innovante.

Comme beaucoup d’autres établissements d’enseignement supérieur français, notre université agit principalement en fonction de coups individuels souvent issus de collaborations entre équipes pédagogiques et de recherche. Nous souhaitons à présent nous doter d’une stratégie stable et affirmée. En concertation et collaboration avec les autres universités toulousaines et l’Université fédérale, nous définirons et suivrons une stratégie globale pour l’internationalisation.

Nous constatons que de plus en plus, les pays émergents cherchent à développer localement un enseignement supérieur de qualité avec des formations bien adaptées aux contextes et besoins nationaux. Il s’agira donc de partir prioritairement à la conquête de ces nouvelles opportunités de l’enseignement supérieur des pays émergents, caractérisées par une demande en très forte croissance et une offre nationale parfois très insuffisante mais également d’investir et de construire des relations fortes au niveau européen.

En particulier, nous souhaitons profiter de la proximité géographique avec les universités situées de part et d’autre des Pyrénées pour développer des formations de master européens portés conjointement par des partenaires transpyrénéens, tirant ainsi profit de la synergie culturelle et scientifique de cette région européenne. Nous souhaitons proposer et valoriser notre savoir-faire et notre expertise en termes d’enseignement et de recherche en créant des partenariats sous forme d’Écoles internationales précellentes à l’instar des actions menées très récemment en partenariat avec de grandes universités Chinoises. Nous encouragerons ce type de collaborations en proposant d’une part, aux enseignants-chercheurs porteurs ou animateurs de ces actions de bénéficier d’un intéressement motivant en reconnaissant leur implication particulière en sus de leurs charges classiques, et d’autre part d’utiliser les bénéfices dégagés pour développer des actions (bourses de master et doctorales, montage de nouveaux projets, etc.), avec des universités de pays moins favorisés dans le contexte de l’aide au développement.

Dans le cadre d’une politique ambitieuse et concertée avec la COMUE, nous encouragerons, par des mesures incitatives (valorisation de carrière, décharge de cours, primes, etc.) et faciliterons le dépôt de projets scientifiques d’excellence au niveau français (EUR, projet ANR internationaux, etc.) et européens (ERC, ERASMUS+, Universités Européennes).

Nous travaillerons également avec les acteurs politiques et industriels locaux pour mettre en place la mobilité étudiante sortante en incorporant dans les syllabus un séjour à l’international d’un semestre avant la fin du Master. La mise en place du renforcement de cette mobilité étudiante sortante pourrait bénéficier du très grand savoir-faire dans ce domaine de nos IUT ou de nos écoles d’ingénieurs. Nous encouragerons également toutes les actions de mobilité entrantes, avec en particulier l’accélération et la généralisation du passage aux cours de M2, voire de M1, totalement enseignés en anglais. Ceci impliquera notamment un investissement important dans la formation des formateurs qui sera aidée et encouragée. La promotion de notre savoir-faire en terme de formation et de recherche pourrait aussi s’exprimer à travers la mise en place d’une École d’été d’accueil destinée aux étudiants étrangers issus de programmes de collaboration (15 jours à partir de mi-août : école construite sur des présentations scientifiques autour de grandes thématiques de recherche du site, FLE, découverte de la région, etc.). Un choc de simplification sera proposé concernant l’inscription et l’accueil des étudiants étrangers. En particulier, nous faciliterons l’accueil en thèse en cotutelle des étudiants européens. Enfin nous travaillerons avec le CHU pour développer des relations internationales communes pour l’accueil d’étudiants médecins et pharmaciens intégrés dans nos équipes.

Plus largement dans ce domaine, des accords internationaux seront recherchés avec des partenaires stratégiques-cibles en recherche. Nous mettrons en place une politique de soutien aux UMI dont nous sommes partenaires. Un système WEB complet de référencement de toutes les actions RI mises en place dans notre Université sera développé (en suivant l’exemple de celui mis en place à l’IMT) y compris pour les actions du CHU.  Nous renforcerons la visibilité de notre Université à l’international en participant activement à des évènements stratégiques (journées  d’information ou de networking organisées par les institutions européennes -DG Recherche, Erasmus+, DG Regio, organisation d’évènements-staff week, Ecoles d’Été, etc.). En concertation avec les enseignants-chercheurs impliqués dans les relations internationales et le personnel administratif nous proposerons une organisation cohérente et efficace des services d’appui au montage et à la gestion de projets. Le Département des Relations Européennes, Internationales et de la Coopération (DREIC) aura pour mission de développer le rayonnement de notre Université à travers le monde. Sous l’autorité du Conseil d’Administration et en lien étroit avec la Commission des Relations Internationales, il sera donc chargé de développer la coopération de notre Université avec des établissements partenaires étrangers, d’accroître la mobilité internationale entrante et sortante des étudiants, de promouvoir notre université hors des frontières nationales et enfin de dynamiser la recherche de financements européens. Pour cela, nous définirons une stratégie et des méthodes de travail claires et fixerons des objectifs permettant le suivi de leur efficacité. Nous valoriserons le personnel administratif  investi.